Très haut débit : avec la fin annoncée des déploiements, l’aventure ne fait que commencer !

La crise sanitaire, et s’il en était encore besoin, a souligné le rôle vital des réseaux et services de communications électroniques. En effet, et grâce à ces derniers, notre pays a pu bénéficier du maintien d’une activité économique, culturelle, sociale et médicale, y compris pendant les périodes de strict confinement. Du jamais vu dans l’histoire d’une humanité jalonnée d’épidémies aux conséquences toujours funestes !

Reconnus pour leur capacité à transformer notre société mais aussi trop souvent accusés de la fragiliser, les réseaux et services numériques ont démontré qu’ils étaient un facteur essentiel de résilience.

Dans ce contexte, un accès de qualité de tous les Français au très haut débit, tant fixe que mobile, est devenu bien plus qu’un progrès, une priorité qui ne tardera pas, de toute évidence, à devenir un droit. C’est dans ce sens que l’aménagement numérique du territoire et l’inclusion numérique des citoyens se sont rapidement hissés au rang de piliers du Plan France Relance du gouvernement.

En dépit de cette prise de conscience et des efforts historiques des industriels de l’aménagement numérique du territoire qui ont déployé, en peine crise sanitaire, plus de 5 millions de lignes en 2020, des problèmes subsistent comme celui du chantier des raccordements dans les territoires ruraux ou l’apparition de trop nombreux défauts de qualité qui nuisent à une utilisation optimale des réseaux. Des problèmes qui ne doivent cependant pas faire oublier que la France, en faisant le choix de la fibre, a fait celui de la qualité et de la durabilité et qu’elle est désormais le premier pays d’Europe et parmi les premiers pays au monde pour sa couverture fibre du territoire.  La reconnaissance de l’excellence de ce « french model » est aussi une chance pour la filière industrielle française du très haut débit qui est aujourd’hui en disposition de valoriser à l’export ses technologies et son savoir-faire.

L’arrivée de la 5G et l’accélération du développement des technologies satellitaires, associées à la croissance exponentielle des usages en mobilité, confèrent aux réseaux radio un rôle tout aussi essentiel que complémentaire à la fibre. Un rôle qui devra néanmoins s’ajuster en fonction des expérimentations en cours et des surprises que réservent encore l’évolution des usages. Car, ne l’oublions pas, l’innovation naît moins des technologies que de ce que l’esprit humain a l’idée d’en faire.

Jacques MARCEAU

Président d’Aromates

Co-fondateur des Assises du Très Haut Débit

Jacques MOULIN

Directeur général de l’Idate DigiWorld

Co-fondateur des Assises du Très Haut Débit